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Jean-Luc Mélenchon refait le monde ! Il semble découvrir qu’il aurait pu faire encore beaucoup mieux pendant la dernière présidentielle si Benoît Hamon s’était désisté pour lui laisser le champ libre : “S’il avait retiré sa candidature, il serait aujourd’hui premier ministre et moi président de la République. Benoît Hamon n’a pas été capable de prendre la décision qu’il fallait prendre. S’il avait retiré sa candidature, il serait aujourd’hui premier ministre et moi président de la République. Les lois de l’Histoire n’annulent pas la responsabilité des décisions individuelles. Macron et Bayrou ont su saisir les occasions. Nous aussi. Pas lui. Lors de la présidentielle, le PS préférait faire un score groupusculaire plutôt que de nous voir gagner. Notre intention était de prendre la tête du courant dégagiste. La décision s’est jouée de si peu au premier tour”.

Et de charger le PS et de menacer Macron ! : “Le Parti socialiste est aujourd’hui le seul zoo de France où les animaux se gardent entre eux. La vieille gauche est à bout de souffle. Cela ne m’empêche pas de jeter la rancune à la rivière. Je tends la main à Hamon. Nous sommes à l’heure où les feux de la vigilance sont allumés et toutes les mauvaises graisses fondent, en quelque sorte. Nous sommes dans un bras de fer et, à la fin, ce sera lui ou nous. Nous avons réveillé l’esprit de résistance du pays et tout ébranlé autour de nous jusque dans les rangs d’En marche!. Cela explique la violence verbale d’Emmanuel Macron. Il s’adresse à la famille libérale en général pour dire: ‘C’est moi le chef et maintenant, on leur rentre dedans'”.

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