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Emmanuel Macron, head of the political movement En Marche !, or Onwards !, and candidate for the 2017 presidential election, attends a campaign rally in Paris, France, May 1, 2017. REUTERS/Benoit Tessier

Après avoir tué le PS et la droite, Emmanuel Macron qui est très critique vis à vis des médias a bien l’intention de prendre la main la aussi et de créer ses propres réseaux de communication.

On imagine qu’il doit se méfier des Bolloré, et Xaviel Niel-Pigasse ( ces deux derniers sont loin d’être en Marche….)

Ainsi on vient d’apprendre que La République en marche (REM) veut “se constituer comme un média en développant sa propre production de contenus pour relayer ses messages sur le terrain, y compris là où les médias ne vont pas”.

Une première convention est organisée ce samedi 8 juillet à Paris pour déterminer ses grands chantiers à venir.

“Nous voulons associer davantage la presse quotidienne régionale. Mais nous voulons aussi développer des contenus, de manière décentralisée. Si les médias n’y vont pas, on ira. Nous voulons aussi nous adresser à des médias un peu plus sociétaux, pour casser la lecture uniquement politique des partis. C’est à nous de monter sur des thématiques, nous avons un champ d’expression qui touche la vie des gens. Les syndicats, le gouvernement vont s’écharper, or c’est loin de la vie des gens. Nous montrerons cette dynamique de l’engagement citoyen”.

La République en marche revendique 373.000 adhérents, dont 100.000 supplémentaires depuis la victoire de M. Macron le 7 mai. Sur ce total, 160.000 militants actifs et 3.200 comités locaux ont organisé environ 70.000 événements politiques (ateliers, réunions publiques…) au cours de l’année écoulée.

On se souvient qu’il y a quelques jours, Emmanuel Macron avait entamé un premier “bras de fer” avec la presse :

Les sociétés des journalistes, dont les plus influentes, l’AFP, Libération, Europe 1, M6, Le Parisien  avaient dénoncé l’organisation de la communication présidentielle, à l’occasion du déplacement d’Emmanuel Macron au Mali.

Cette lettre ouverte avait étéenvoyé e au nouveau locataire de l’Elysée qui n’avait pas été tendre déjà avec la corporation.

“Monsieur le Président,

Vous effectuez demain votre premier déplacement de chef d’Etat au Mali. Avant votre décollage, nous souhaitons vous transmettre nos inquiétudes quant à l’organisation de la communication présidentielle qui est en train de se mettre en place depuis votre entrée en fonction.

Pour des raisons de place ou de sécurité, nous comprenons la nécessité de constituer des pools de journalistes – parfois, et à condition que toutes les rédactions y aient accès selon un roulement établi. En revanche, il n’appartient en AUCUN CAS à l’Elysée de choisir ceux d’entre nous qui ont le droit ou non de couvrir un déplacement, quel qu’en soit le thème (défense, diplomatie, économie, éducation, social…). Ce n’est pas au président de la République, ou à ses services, de décider du fonctionnement interne des rédactions, du choix de leurs traitements et de leurs regards. Ce choix relève des directions des rédactions et des journalistes qui la composent, qu’ils soient permanents ou pigistes, JRI ou reporters, photographes ou dessinateurs.

Aucun de vos prédécesseurs ne s’est prêté à ce genre de système, au nom du respect de la liberté de la presse. Alors que la défiance pèse de plus en plus sur l’information, choisir celui ou celle qui rendra compte de vos déplacements ajoute à la confusion entre communication et journalisme, et nuit à la démocratie.”

Cette lettre ouverte a été signée par les sociétés des journalistes de l’AFP, BFM TV, Europe 1, Le Figaro, Rédaction nationale de France 3, France Info, France Inter, Libération, les JT de M6, Mediapart, Le Monde, Le Parisien, Le Point, RFI, RMC, Télérama, TF1.

Ainsi que par Jean-Philippe Baille, directeur de la rédaction de RTL, Luc Bronner, directeur de la rédaction du Monde, Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières, Guillaume Dubois, directeur de L’Express, Johan Hufnagel, directeur des éditions de Libération.

Il avait eu aussi cette phrase : “Les médias parlent de moi, mais ils ne sont pas lus !”

A suivre donc…

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