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Bruno Le Roux n’a rien à se reprocher, mais il a préféré présenter sa démission pour le bien public après les révélations de l’équipe de Yann Barthes qui a dévoilé qu’il avait payé ses deux filles mineures.

“J’affirme mon honnêteté dans les rapports humains et dans le cadre de mes fonctions politiques. Je préfère démissionner en responsabilité pour préserver l’action gouvernementale. Même si cela ne concerne en aucun cas la mission que j’ai aujourd’hui, celle de ministre de l’Intérieur, je ne veux à aucun prix que ce débat, fait d’amalgames, puisse porter atteinte au travail du gouvernement”.

Une démission prévisible. Bernard Cazeneuve avait avant de le recevoir lâcher cette petite phrase qui signait son arrêt de mort : “Lorsqu’on est attaché à l’autorité de l’Etat, on est impeccable face aux institutions et aux règles qui les régissent. Sans quoi l’autorité de l’Etat est abaissée”.

Selon “Quotidien”, l’ex-ministre, à l’époque député de Seine-Saint-Denis, a employé ses deux filles, alors qu’elles étaient lycéennes puis étudiantes, en cumulant respectivement 14 et 10 CDD entre 2009 et 2016, pour un montant total de quelque 55.000 euros. Elles n’avaient, lors des premiers contrats, que 15-16 ans.

Bruno Le Roux a été remplacé aussitôt par Matthias Felk.

Stéphane le Foll, porte parole du gouvernement a fait un joli lapsus en annonçant sa démission : “Bruno Le Relou au lieu de Le Roux…”

Le 27 février dans la matinale de France Inter,  le ministre de l’Intérieur avait dclaré : “Je pense qu’il devrait y avoir une règle simple dans ce cas de figure, qui est que ce ne doit pas être autorisé parce que ça peut bien entendu prêter à confusion, cela peut prêter à suspicion.”

Certains CDD ont pu avoir lieu en même temps que des stages en entreprise ou sur le temps universitaire, à l’été 2013 pour l’une des filles, 20 jours en mai 2015 pour l’autre, affirme l’émission de Yann Barthès.

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